L’épilogue d’un long feuilleton s’est joué lundi dernier, à la salle des banquets de la présidence de la République. L’échange des lettres entre le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop et Cassandra Butts, représentante du président du Millénium challenge corporation, a été l’aboutissement d’un long processus.
Presqu’une bataille entre le pouvoir et l’opposition qui, sur fond de campagne de diabolisation, a voulu faire foirer cet important programme du Sénégal, gagné au mérite d’une politique inscrite dans les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance. Mais au finish, les délateurs vindicatifs ont perdu cette grosse bataille.
Deux cent soixante dix milliards (270), c’est le montant global du millénium challenge corporation qui sera décaissé sur une durée de 5 ans et seront injectés dans les secteurs clés de notre développement dont l’éducation, les infrastructures routières, l’irrigation, la gestion des ressources ; principalement dans les régions du nord et du sud du Sénégal. Un soutien de taille que vient donc d’apporter la coopération américaine à la stratégie globale de lutte de notre pays contre la pauvreté et pour le développement.
Une aide substantielle qui récompense ainsi les efforts tangibles du Sénégal dans son ancrage pour le respect des principes démocratiques et de la bonne gouvernance. Une manne financière certes, dont vient de bénéficier notre pays pour accompagner les efforts considérables consentis par l’Etat, dans la mise en œuvre de sa politique générale de développement impulsée par le chef de l’Etat. Ceci dans presque tous les domaines.
Disons-le très clairement, cet argent du MCA sera une bouffée d’oxygène qui permettra au Sénégal de réaliser d’ici les 5 années à venir, des projets majeurs. Mais disons-le également, une volonté dans laquelle le président Wade avait déjà inscrit le Sénégal depuis qu’il a pris les rênes de ce pays avec ses multiples réalisations.
Une satisfaction donc que la mise en œuvre de ce Millénium challenge corporation au plan financier et matériel. Mais une réjouissance morale aussi, tant ce projet a fait l’objet de débats passionnés avant de voir sa concrétisation lundi dernier par l’échange des lettres entre autorités américaines et sénégalaises, qui marquait sa mise en œuvre. C’est que, comme une fin en soi, l’opposition sénégalaise s’était fait le pari de torpiller ce programme du Sénégal qui récompense surtout la politique d’un homme, Me Wade, dont l’aura a fini de franchir nos frontières depuis longtemps. Et l’aboutissement du MCA, en est devenu un défi pour le chef de l’Etat de ne pas laisser l’opposition sénégalaise lui porter ce coup dans le dos. Ces mutualistes de Bennoo qui depuis toujours mènent un combat contre sa personne.
A Tanor, Niasse, Dansokho, Bathily, et aujourd’hui, Macky Sall ou encore Cheikh Tidiane Gadio, il n’incombe point de se présenter en alternative crédible de Me Wade, mais simplement d’assouvir une envie démesurée de vengeance. Et pour que leur adversaire de toujours ne triomphe point dans le cadre de ce MCA, ils se sont employés sans relâche à le décrédibiliser auprès de l’administration américaine pour que Wade ne s’approprie jamais une telle réussite. Et rien n’a été de trop pour phagocyter ce MCA. Une campagne ourdie de diabolisation sur fond de supposées corruptions aggravées au Sénégal, absence de démocratie, mal gouvernance, impunité ; ces délateurs de l’opposition auront tout tenté.
Mais en définitive, « les Américains ont compris qu’il s’agissait d’une campagne de diabolisation » comme l’expliquait Me Wade lui-même, lundi dernier à son retour des USA où ses projets ont été plébiscités par les Nations Unies. Et on peut le croire lorsqu’il déclare que : « l’argent sera utilisé conformément au vœu de l’administration américaine ». Comme qui dirait l’autre, la vérité finit toujours par éclater au grand jour. Tant mieux pour le Sénégal. Tant pis pour l’opposition. Et c’est sans doute pour le signifier que le chef de l’Etat s’est abstenu de toute déclaration lundi dernier à la Salle des Banquets. Appréciant juste cet énième succès pour notre pays. Une victoire pour laquelle il a joué le premier rôle.
Bassirou Seck
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