«Savoir, culture, développement et renaissance de l’Afrique»

Après deux jours de débats qui invitaient à «délaisser l’afro-pessimisme pour redécouvrir et analyser la richesse des initiatives africaines», les rideaux sont tombés sur le colloque international «Savoir, culture, développement et renaissance de l’Afrique» qui s’est déroulé les 6 et 7 octobre à Montréal.


C’est ce jeudi 7 octobre que le Colloque international «Savoir, culture, développement et renaissance de l’Afrique» à pris fin à Montréal (Canada).

A l’initiative du Centre d’études et de recherches en intervention sociale (Ceris), ledit colloque qui a vu la participation de chercheurs issus d’Afrique, d’Europe et des Amériques, aura permis pendant deux jours, de débattre sur des «questions susceptibles de soutenir le développement innovant des communautés en Afrique». Aussi, divers thèmes variés ont été esquissés. Allant de la culture à l’éducation, en passant par le renouveau des politiques sociales, les défis environnementaux. Sans oublier, bien entendu, la mise à contribution des jeunes, le travail, l’économie, la pastorale sociale et la situation des femmes. Traités donc par des experts (chercheurs, représentants d’institutions internationales et membres des diasporas et d’organismes de coopération internationale), parmi lesquels le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, les professeurs Christiane Melançon, Yao Assogba, François Houtart, Loum Ndiaga, Grégory Baum, l’écrivain Célestin Monga, l’ancien secrétaire exécutif de l’Académie Africaine des Langues, Adama Samassékou, ou encore Marie-Nathalie LeBlanc, Louis Pilote, Sylvie Brassard, divers sujets ont été abordés. Tels «Dialogue des cultures, diversité culturelle, développement économique : quelle renaissance pour l’Afrique?», «Développement et renaissance de l’Afrique, un défi d’actualité?», les «Enjeux de l’éducation supérieure en Afrique», «femmes, environnement et développement», «Afrique et mondialisation: enjeux et perspectives», «Les jeunes, pivots d’innovation sociale et de développement des communautés locales». Ce fut une belle occasion d’«arrimer les travaux de chercheurs aux questions des acteurs du terrain en développement et en solidarité internationale au Sud et au Nord» et du coup délaisser l’image d’une Afrique en péril et se tourner résolument vers cette patrie qui se refait. A savoir une «Afrique riche des expériences novatrices de ses communautés locales encore trop peu reconnues et analysées», juste pour «délaisser le discours afro-pessimisme, redécouvrir et analyser la richesse des initiatives africaines».

Au sortir de ce colloque de Montréal, les annonces relatives au Forum social mondial de Dakar et au Colloque international de Saint-Louis du Sénégal ont pu être confirmées aux participants, par les délégués du Canada au Conseil international du Forum social mondial et au comité scientifique, Pierre Beaudet et Louis Favreau.

Pour la petite histoire, l’idée de cette rencontre est issue d’une réflexion qui a suivi le décès du théologien et militant du développement, Jean-Marc Ela, sociologue camerounais mort en 2009 à Vancouver, après treize ans d’exil au Canada.

Mamy SY

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