De nos jours, les biotechnologies constituent, aux yeux des chercheurs, une alternative crédible, viable et fiable, susceptibles de contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers un accroissement important des productions agricoles. Au Sénégal, un document national sur la biodiversité et les biotechnologies sera bientôt déposé sur la table des décideurs.
Le directeur de la Recherche sur les biotechnologies, le docteur Ismaïla Diallo, à l’ouverture de cet atelier organisé par le Ministère de l’Enseignement supérieur, des Universités, et des Centres universitaires régionaux et de la Recherche scientifique, en collaboration avec l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (Isesco), a laissé entendre qu’avec ce document conseil, il s’agira d’appuyer les pouvoirs publics sur des bases scientifiques solides sur les avantages et les inconvénients de l’utilisation des Organismes génétiquement modifiés (Ogm), mis en place par les outils de la biotechnologie. Surtout que les biotechnologies constituent, à ses yeux, une alternative crédible, viable et fiable, susceptible de contribuer à la lutte contre la pauvreté à travers un accroissement important des productions agricoles.
En présidant ladite rencontre, le conseiller technique n°1 du ministre de l’Enseignement supérieur, Tahir Diop, espère que cette rencontre entre chercheurs doit déboucher sur l’identification des principales contraintes qui limitent l’impact des outils biotechnologiques sur le développement de l’agriculture. Sous ce rapport, il dit souhaiter que le document qui sera élaboré, permettra de dégager les perspectives pour une utilisation judicieuse des produits de biotechnologies, mais aussi d’identifier les mécanismes, surtout techniques, nécessaires à mettre en place en matière de biosécurité pour un contrôle de l’entrée et de la circulation des Ogm au Sénégal. Dans son discours d’ouverture, le Dr Tahir Diop a rappelé que l’augmentation des productions agricoles et la diminution de la pauvreté demeurent les principaux objectifs des pouvoirs publics.
Et jusqu’à récemment, ajoute-t-il, l’approche productiviste a reposé sur l’expansion des zones cultivées avec ses conséquences en termes de dégradation des formations forestières. Dès lors, le développement de technologies d’amélioration de l’agriculture peu exigeantes en intrants pour favoriser leur appropriation par des producteurs à revenus limités apparaît comme une nécessité.
Ibou Diao