L’épidémie de choléra qui s’est déclarée dans le centre d’Haïti a déjà fait plus de 200 morts, dont 194 dans le département d’Artibonite et 14 à Plateau central. Plus de 2 400 cas de choléra ont été recensés dans le pays.
Les autorités haïtiennes, les organisations humanitaires et les Nations Unies intensifient leurs efforts en Haïti pour éviter la propagation de la maladie jusqu’à Port-au-Prince, où plusieurs centaines de milliers de survivants du séisme s’entassent dans des camps insalubres.
Le choléra est une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, qui fait plus de 4 000 morts par an dans une cinquantaine de pays selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Le traitement du choléra consiste essentiellement à compenser les pertes digestives d’eau et d’électrolytes. La réhydratation est assurée par voie orale ou par voie intraveineuse, selon le degré de déshydratation. L’amélioration est perceptible au bout de quelques heures et la guérison, sans séquelle, est obtenue en quelques jours. L’antibiothérapie peut être utile dans les cas graves, mais l’émergence de souches de vibrions cholériques multirésistantes aux antibiotiques en limite l’indication.
Les mesures d’hygiène générale sont essentielles dans la lutte contre le choléra, impliquant une véritable mobilisation sanitaire en cas d’épidémie, et un développement de l’éducation sanitaire dans les pays où le choléra sévit régulièrement. Mais il est prévisible que cette élévation du niveau d’hygiène ne sera pas réalisée avant plusieurs décennies dans les pays atteints par le choléra. Il est donc absolument nécessaire de disposer d’un vaccin efficace, sans danger et offrant une protection durable.
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