Lancement du Fonds National de Crédit pour les femmes

En prélude au lancement du Fonds National de Crédit pour les femmes, Mme Seynabou Ly Mbacké, ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, a animé, hier, un point de presse. Cette rencontre avec les journalistes, qui a eu pour cadre le siège de son département, a permis à Madame la ministre de revenir en long et en large sur les aboutissements de ce Fonds, qui est une initiative personnelle du chef de l’Etat. Elle a profité de cette occasion pour lever un certain nombre d’équivoques et recadrer le débat.

Mme Mbacké qui est une spécialiste de l’économie et des finances, était particulièrement à l’aise pour répondre aux attentes des journalistes. Dans son propos liminaire, elle a tenu à expliquer que le président de la République avait créé ce ministère pour lever les obstacles auxquels les femmes sont confrontées, dans l’exercice de leurs activités génératrices de revenus.

C’est ainsi que le gouvernement a pris un certain nombre d’initiatives pour promouvoir l’entreprenariat féminin. Le décor ainsi campé, elle a poursuivi en affirmant que « face à la tendance de féminisation de la pauvreté, aggravée par les difficultés d’accès des femmes au crédit, au niveau des structures formelles de financement ,le président de la République a bien voulu créer le Fonds national de Crédit pour les Femmes, par décret n° 2010-357 en date du 16 mars 2010 ».

Ce fonds qui a pris le relais du Projet Crédit Femme, envisage de mettre en place une ligne de crédit et un système de financement adapté aux activités des femmes. Il vise aussi à aider les femmes à développer des activités économiques productrices et génératrices de revenus ; et enfin, de renforcer les capacités managériales et techniques des bénéficiaires par le canal de la formation.

Ce Fonds qui est exclusivement réservée aux femmes, couvrira toute l’étendue du territoire national. Il se fixe comme priorité le financement de la majorité des femmes vulnérables évoluant dans le secteur informel. Les autorités veulent les inciter à développer des activités à haute valeur ajoutée, dans des créneaux porteurs de croissance . Devant les journalistes, Mme la ministre a su faire preuve de pédagogie et démontrer une parfaire maîtrise de son sujet. « Le fonds sera doté de quelques milliards, mais tant que le budget n’est pas voté par l’Assemblée nationale, il n’est pas prudent de dévoiler le montant qui est susceptible de subir des changements », a-t-elle affirmé.

En outre, Mme Mbacké a assuré que « le taux d’intérêt n’excèdera pas 5% et que le crédit ne dépassera pas 5 millions, car ce sont les couches vulnérables qui sont visées. Il se détermine par rapport à la ressource ». Il faut signaler que la cérémonie de lancement officiel de FNCF aura lieu le mercredi 27 octobre 2010 au Cices. Mme Viviane Wade, qui a toujours soutenu les femmes, présidera cette importante manifestation.

Mme Seynabou Ly Mbacké, une spécialiste au service des femmes

Seynabou Ly Mbacké est une spécialiste avérée des finances. Elle capitalise plus de seize années d’expérience dans ce domaine pointu et exigeant. Face aux journalistes, elle a fait montre d’une parfaite maîtrise du sujet, qui nous a amené à nous pencher sur son cursus. Cette fille de l’ancien directeur de la défunte Société nationale d’Etudes et de Promotion Industrielle (SONEPI), a vite fait de suivre les pas de son père. Après un Bac C obtenu au Sénégal, elle rallié l’Université de Bordeaux 1, où elle décroche une Maitrise en Sciences Economiques en 1993. Elle embraye sur ce registre en obtenant, la même année, le DESS en Banque et finance et négoce international et son Magistère en économie et Finance.

A la fin de ce brillant cursus universitaire, elle rentre au bercail pour intégrer le cabinet « Gaye et Associés » en 1994. Mme Mbacké y occupera les fonctions d’auditeur senior de janvier 1994 à mars 1996. Par la suite, elle sera promue chef du service d’audit interne au niveau des Conserveries de Dakar, d’avril 1996 à mai 1997. Elle rejoint la SONEPI en juin 1997 et, jusqu’en octobre 1998, elle y est chargée d’études. Une année plus tard, elle étend ses tentacules au niveau des pays de la sous région. Elle dépose ses valises à Lomé, où elle devient analyste financier au niveau du Fonds de garantie des investissements privés en Afrique de l’Ouest (Fonds Gari). Elle quittera ce siège en mars 2001.

Par la suite, elle décide de mettre à profit son expérience en intégrant le créneau de la Consultance Internationale. Ce qui lui permet de travailler deux ans au Togo, au bénin et à Djedah, de septembre 2002 à octobre 2004. Elle va atterrir au mois de novembre 2004 à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BICIS) en qualité de Directrice de l’Agence Prestige. Elle quittera ce poste en avril 2008, pour devenir la Directrice des Opérations Bancaires Réglementées de la Caisse des Dépôts et Consignations en mai 2008. Elle quittera ce poste pour rejoindre le gouvernement du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye.

L’épouse du diplomate Serigne Abdoul Ahad Mbacké, ambassadeur du Sénégal au Koweït, a effectué plusieurs missions en dehors du Sénégal. Pour compléter ce tableau déjà assez attrayant, il faut ajouter que Mme Mbacké parle couramment l’anglais et maîtrise parfaitement l’outil informatique. Elle se retrouve donc dans son élément, au sein de ce Ministère de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, où elle compte bien se mettre au service de toutes les femmes de ce pays.

M F LO du Messager

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