Dans une conférence de presse donnée par Abdoulaye Wade en marge du 13e sommet de la Francophonie qui vient de s’achever à Montreux en Suisse, les accusations itératives d’une partie de la classe politique, de l’opposition et de la société civile sénégalaise ont été évoquées. Le chef de l’Etat semble ne pas comprendre les accusations sur les « dérives monarchiques » de son régime.
Abdoulaye Wade déclare à qui veut l’attendre qu’il ne compte pas mettre son fils à sa place. Kerim Wade lui-même affirme que le « pouvoir ne s’hérite pas, mais se mérite ». Toutefois, l’Africain le « plus diplômé » du Caire au Cap et de Saint-Louis à Djibouti a précisé que son fils, étant Sénégalais bon teint, peut bien se lancer dans la course.
Pour qu’il franchisse la première la ligne d’arrivée, le papa lui confie le pays, comme en témoigne le méga ministère qu’il gère. Karim Wade, parce qu’il est le fils du Chef de l’Etat, contrôle la Terre, le Ciel et la Mer. Mieux, il peut se permettre de supplanter le ministère de la communication si cela le chante (octroi de TFM) ou encore “phagocyter“ le département des affaires étrangères. Karim Wade a même été nommé ministre de l’Energie.
Oui, le pouvoir ne s’hérite pas, mais il se mérite. L’an passé, le fils avait été battu dans son propre bureau de vote et serait même à l’origine de la perte de Dakar. La volonté supposée ou réelle du président de la République de lui confier la mairie de la capitale est passée par là.
Au début le Chef de l’Etat prenait l’exemple de Georges Bush père et fils aux Etats-Unis pour expliquer un tel scénario au Sénégal. Seulement, la comparaison est plus qu’erronée. Parce qu’entre Bush père et Bush fils, il y a eu deux mandats de Bill Clinton.
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