L’opposition et la société civile dénoncent les « dérives monarchiques » du président sénégalais Abdoulaye Wade qu’ils accusent de vouloir se faire succéder par son fils Karim Wade. Une succession monarchique qui choque les Sénégalais.
Abdoulaye Wade a déclaré dernièrement sur Africa 24 qu’il souhaiterait voir son fils à la tête du Sénégal. « Si je veux mettre mon fils, je sais comment on fait. Autour de nous, regardez, en Afrique, aux Etats-Unis. Mais, j’ai dit pour l’instant, ce n’est pas mon intention… Je peux le laisser se présenter aux prochaines élections. Je peux le laisser, je ne vois pas parmi les gens de l’opposition qui peut le battre », a-t-il indiqué. Le Chef de l’Etat oublie que son fils a été battu à la tête de la mairie de Point E par Malick Diop de l’Alliance des forces de progrès, en dépit du soutien financier de son père.
Le président de la République estime que Karim Wade est le seul Sénégalais « intelligent », l’unique ministre capable de gérer plusieurs départements à la fois. Le fils du président serait donc le seul capable de faire entrer l’argent au Sénégal ou de poursuivre l’oeuvre de son père à la tête du Sénégal.
Suite aux délestages récurrents notés dans la distribution de l’électricité, le président Abdoulaye wade a remplacé l’ancien ministre de l’énergie, Samuel Sarr, par celui de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade.
Le chef de l’Etat réfute les allégations de « monarchisation’ du pouvoir au Sénégal », mais réitère que Karim Wade est « excellent » dans plusieurs domaines. Toutefois, Abdoulaye Wade rejette toute idée de « dérive monarchique » au Sénégal. « Je ne parle pas de dérive monarchique » au Sénégal, a-t-il répondu à une journaliste camerounaise. Le Chef de l’Etat considère Karim Wade « comme une équation au Sénégal », précisant que son fils a montré qu’il est compétent.
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