Une nouvelle recrue pour la majorité présidentielle en République démocratique du Congo : le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) a rejoint, ce week-end à Kinshasa, la majorité présidentielle. C’est le pasteur Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures de l’ancienne rébellion du Nord-Kivu, qui a signé l’acte d’adhésion à l’AMP, expliquant que le CNDP a décidé de cheminer avec le président Joseph Kabila.
Hier, mouvement insurrectionnel, le Congrès national pour la défense du peuple, le CNDP, est devenu aujourd’hui un parti politique. Ses dirigeants ont décidé de faire alliance avec les Kabilistes. Les deux ennemis d’il y a seulement quelques mois ont scellé leur mariage ce week-end. S’agit-il d’un mariage contre nature ? Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures du CNDP, et coordonateur du bureau de liaison de ce parti à Kinshasa est allé au siège de l’AMP (Majorité présidentielle) pour signer l’acte d’adhésion. Il explique les raisons de cette union : « Hier nous étions des belligérants, on se battait, se lacérait. C’est donc un signe de réconciliation mais aussi un message fort pour montrer aux Congolais qu’il n’y a pas un agenda caché, et que nous voulons cheminer ensemble pour consolider la paix et rebâtir le pays. » Le CNDP affirmait également que le pouvoir de Kinshasa va bientôt reconnaître les grades des membres de son ancienne branche armée qui ont intégré des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Plusieurs autres partis politiques ont rejoint l’AMP ces derniers jours, en l’occurrence l’Alliance des forces démocratiques du Congo, un parti récemment créé par le député Modeste Bahati Lukwebo, ancien président de la société civile.
Le responsable des relations extérieurs de l’ancien groupe rebelle pro-rwandais du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp), actif au Kivu (Est), s’est rendu le week-end dernier dans la capitale Kinshasa pour signer l’adhésion de son mouvement à l’Amp du président Joseph Kabila. Le responsable du Cndp, devenu un parti politique à tous les effets, a précisé que le mouvement avait décidé de se joindre à la majorité présidentielle en prévision des élections de 2011. Aucun détail de l’accord passé entre le Cndp et le régime n’est encore disponible mais il semblerait remédier à la controversée question de l’intégration des anciens combattants rebelles au sein de l’armée congolaise.
Malgré l’accord de paix de Goma passé le 23 mars 2009 par le gouvernement et le Cndp, les anciens rebelles autrefois sous commandement de Laurent Nkunda sont toujours accusés de suivre des politiques opposées à celle du gouvernement et notamment de contrôler de manière complètement autonome (tout en portant l’uniforme de l’armée) de vastes portions du territoire du Nord-Kivu. Plus particulièrement, dans la région de Walikale, les hommes du Cndp sont accusés d’exploiter les gisements miniers et les mineurs pour leur propre compte.
L’Avenir
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