Les pro- et anti-Moubarak s’affrontent actuellement au Caire. Le pouvoir égyptien a lâché ses hommes de main, munis d’armes à feu, d’armes blanches et de bâtons pour disperser les manifestants. Hosni Moubarak a promis de ne pas briguer un nouveau mandat, une promesse jugée insuffisante par la rue égyptienne.
Au neuvième jour de contestation consécutif en Egypte, et malgré l’appel de l’armée à reprendre une « vie normale », les manifestants continuent de réclamer le départ immédiat du président Hosni Moubarak.
Mardi soir, le président Hosni Moubarak est intervenu à la télévision nationale égyptienne et a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de septembre. Mais la rue lui répond par la poursuite des manifestations dans le pays. L’opposition a encore indiqué mercredi qu’elle conditionnait tout dialogue avec le vice-président Omar Souleimane au départ de Moubarak.
Le pouvoir a fait un geste supplémentaire à l’endroit des manifestants : le couvre-feu étendu en vigueur dans trois grandes villes du pays est allégé de trois heures. Le parlement est suspendu, en attendant que soient revus les résultats des élections législatives de novembre dernier.
La contrerévolution lancée par les hommes de main de Moubarak a déjà fait près de 500 blessés au Caire.
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