Violence faite aux femmes : les nouvelles directives de l’OMS

Selon une étude publiée jeudi par l’organisation mondiale de la santé (OMS) un peu plus d’une femme sur 3 (35 %) dans le monde est victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence. Parmi la forme de violence la plus régulièrement subit, celle du partenaire intime, qui touche 30 % des femmes.

Selon l’OMS, qui évoque la violence à l’encontre des femmes comme un problème de santé publique d’ampleur épidémique, tout doit être mis en oeuvre pour éliminer la tolérance à l’égard de la violence contre les femmes et soutenir celles qui en sont victimes.

Certains chiffres en effet, sont préoccupants. Plus d’un tiers de femmes dans le monde sont victimes de violences physiques ou sexuelles au cours de leur existence, dont 30 % par leur partenaire intime. 38% des femmes assassinées le sont par leur partenaire intime. 42% des femmes ayant connu des violences physiques ou/et sexuelles d’un partenaire ont souffert de blessures.

Dans le monde, la violence subit par le partenaire intime concerne particulièrement l’ Asie du Sud-Est (prévalence de 37,7 %) (Bangladesh, le Timor-Leste, l’Inde, le Myanmar, le Sri Lanka et la Thaïlande) la Méditerranée orientale (37 %) (Egypte, Iran, Iraq, Jordanie et Palestine). Elle sévit également en Afrique (36,6 %) particulièrement dans les pays suivants : Afrique du Sud, Botswana, Cameroun, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mozambique, Namibie, Ouganda, Rwanda, Swaziland, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.

Si on combine la violence du partenaire intime et la violence sexuelle exercée par d’autres que le partenaire, les taux de prévalence de la violence chez les femmes de 15 ans est de 45,6 % en Afrique, de 36, 1 % en Amérique, de 40,2 % en Asie du Sud-Est. En Europe, ce taux est de 27,2 %, en Méditerranée orientale de 36,4 % (données uniquement obtenues pour les violences avec le partenaire intime, pas de données pour les violences subit par d’autres personnes que le partenaire) et de 27,9 % dans le Pacifique occidental

Pour parvenir à inverser la tendance de la violence faite aux femmes, l’OMS a donné, en marge de son rapport, de nouvelles lignes directrices.

Des efforts doivent être fait pour améliorer le signalement et la prévention, indique l’OMS. L’étude réalisée par l’OMS a montré que 7,2 % des femmes dans le monde ont vécu des violences par d’autres personnes que le partenaire.

De façon globale cependant, ces travaux ont permis de mettre en évidence l’insuffisance de données sur les violences subit par les femmes par d’autres personnes que le partenaire intime. Les pays doivent donc utiliser tous les outils à leur disposition pour mesurer cette forme de violence.

Un deuxième aspect développé par le rapport de l’OMS est l’importance d’améliorer les soins prodigués aux femmes victimes de violences qui souvent consultent, sans dévoiler forcément les origines de leur blessures. Le bilan de l’OMS a en effet montré que la violence subit par les femmes accroissait leur vulnérabilité face à un ensemble de problèmes de santé à court ou long terme.

Chez les femmes ayant subit des violences de leur partenaire, en effet, la probabilité de contracter la syphilis, la chlamydiose ou la gonorrhée est 1,5 fois plus élevée chez les femmes qui ont subi des violences de leur partenaire.

Les femmes agressées par une autre personne que le partenaire intime ont une probabilité 2,3 fois plus élevée de souffrir de troubles liés à la consommation d’alcool, et 2,6 fois plus élevée de connaître la dépression ou l’anxiété.

Un autre aspect évoqué dans les nouvelles directives données par l’OMS est la nécessité de former le personnel de santé (infirmier, médecin) et d’intégrer dans le cursus de formation la prise en charge et la détection des femmes en danger et vivant des violences physiques ou sexuelles.

 

Plus d'une femme sur 3 concernée par la violence

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One Response

  1. La violence psychologique fait tout autant de dégâts sur la santé mais ça l’OMS s’en contrefiche …

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