Barack Obama fait l’éloge du Sénégal

Le président Obama a déclaré que l’Afrique était un continent en marche sur lequel se trouvent six des dix économies à la croissance la plus rapide dans le monde, et il a salué le Sénégal comme étant l’une des démocraties les plus stables d’Afrique et l’un des partenaires les plus solides des États-Unis.

S’exprimant aux côtés du président sénégalais Macky Sall à Dakar le 27 juin, M. Obama a déclaré que le moment était celui de grands progrès et de grandes promesses pour le continent, où des pays comme le Sénégal connaissent la croissance économique, renforcent le pouvoir d’action de leurs citoyens et apportent des améliorations à leur gouvernance démocratique.

« Au fur et à mesure que des Africains de par le continent se dressent et exigent des gouvernements qui rendent compte au peuple et soient à son service, je crois que le Sénégal pourra être un grand exemple », a-t-il ajouté.

Le Sénégal, a rappelé le président Obama, n’a jamais connu de coup d’État. C’est un pays où des élections libres et justes et des transferts pacifiques du pouvoir ont lieu, et où l’on trouve une société civile dynamique, une presse robuste et des dizaines de partis politiques.

M. Obama a salué les efforts du président Sall en faveur de réformes ambitieuses visant à accroître l’ouverture, la transparence et la reddition de compte au Sénégal, avant d’ajouter que l’histoire avait montré que les gouvernements ouverts et réceptifs réussissaient mieux à attirer le commerce et les investissements capables de créer des emplois et de sortir les gens de la pauvreté.

Barack Obama 560Le président Obama a aussi remercié le Sénégal pour ses missions de maintien de la paix sur le continent, notamment sa contribution actuelle au Mali.

Les États-Unis, a-t-il poursuivi, resteront solidaires du peuple sénégalais et continueront à soutenir sa démocratie afin d’aider à prouver que les gouvernements démocratiques procurent justice, progrès et emplois.

Les États-Unis demeureront l’un des partenaires les plus solides du Sénégal en matière de développement, qu’il s’agisse de construire des ponts et des routes afin que les marchands puissent acheminer leurs marchandises sur les marchés, ou qu’il soit question de nouveaux manuels scolaires et d’écoles, y compris l’accès à l’Internet, afin que davantage d’élèves puissent étudier, a-t-il souligné.

Selon une fiche d’information publiée le 27 juin par la Maison-Blanche, le gouvernement Obama a consacré en 2012 plus de 292 millions de dollars à l’appui des efforts du Sénégal et d’autres pays subsahariens visant à élargir la participation politique et à améliorer la gouvernance.

Les États-Unis demeureront un partenaire sur lequel les Sénégalais pourront compter tandis que ces derniers œuvreront « à renforcer leurs processus électoraux, à assurer la transparence et la reddition de compte au sein de leurs gouvernements et à garantir la sécurité tout en respectant et en protégeant les droits universels et les libertés fondamentales », indique la fiche d’information.

Pour sa part, le président Sall a déclaré que la visite de M. Obama contribuerait à renforcer la confiance dans le climat des affaires et du commerce au Sénégal, notant que le développement de l’Afrique se réaliserait par le biais de partenariats avec les investisseurs privés et du commerce.

Le chef d’État sénégalais a mis en relief le processus de démocratisation observé au cours de la décennie passée, la condition requise au développement de l’Afrique, a-t-il déclaré. Le président Sall a souligné les vastes ressources naturelles et les importantes ressources humaines dont dispose le Sénégal, et il a attiré l’attention sur le besoin d’infrastructures pour accompagner le développement de toutes ces ressources. À cet égard, il a insisté sur l’importance d’une bonne gouvernance, faute de ces ressources seraient vaines.

De l’avis du chef d’État sénégalais, l’appui continu des États-Unis au développement devrait concourir à resserrer les relations excellentes qui existent déjà entre ces deux pays aux niveaux politique et économique.

M. Obama restera au Sénégal jusqu’au 28 juin avant de se diriger vers l’Afrique du Sud où il s’entretiendra avec les dirigeants sud-africains et se rendra sur l’île de Robben, lieu de l’emprisonnement de Nelson Mandela et d’autres leaders de la lutte contre l’apartheid.

Le président se rendra en Tanzanie le 1er juillet pour une visite de deux jours et il regagnera Washington le 3 juillet.

Stephen Kaufman

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