Blanchiment des dents : le peroxyde d’hydrogène mieux encadré

Une décision prise début juillet par l’Agence du médicament et parue ce vendredi 9 août 2013 au Journal Officiel a décidé d’encadrer plus strictement encore l’utilisation du peroxyde d’hydrogène.

La France vient de s’aligner sur une directive européenne qui encadre plus étroitement tous les produits contenant du peroxyde d’hydrogène utilisés pour blanchir les dents. Une décision, parue ce vendredi au Journal Officiel, prévoit en effet le retrait « sans délai » dans l’hexagone des produits les plus dangereux et en suspend d’autres en attendant leur mise ne conformité.

Plusieurs techniques sont utilisés actuellement pour éclaircir les dents dans le but de corriger une coloration anormale et gênante ou pour des raisons esthétiques. La plus courante est d’utiliser des produits à base de peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) qui grâce à son fort pouvoir oxydant, va éclaircir la dent.

L’inconvénient majeur du peroxyde d’hydrogène est qu’il peut être dangereux en cas de concentration importante du produit car il présente des risques de développement sur le long terme d’hypersensibilité dentaire, d’irritation des muqueuses ou encore d’altération de l’émail qui peut conduire à une usure prématurée, voire une fragilisation de la dent.

En raison de la dangerosité de ce produit, la France avait décidé dès 2012 par arrêté d’interdire des produits dont la concentration en peroxyde d’hydrogène était supérieure à 6 %.

Une décision prise début juillet par l’Agence du médicament et parue ce vendredi 9 août 2013 au Journal Officiel a décidé d’encadrer plus strictement encore l’utilisation du peroxyde d’hydrogène.

Elle prévoit notamment l’interruption de la distribution des produits à base de peroxyde par les fabricants et distributeurs ainsi que le retrait de ce produit sans délai, demande de réévaluer les différents produits autorisés d’une concentration inférieure à 6 % dont certains sont présenté comme des dispositifs médicaux alors qu’il s’agit, selon la règlementation européenne de produits cosmétiques.

Tant que les produits incriminés ne seront pas conformes à la règlementation, ils ne pourront plus être mis sur le marche, précise encore l’ANSM dans sa communication.

Les produits dont la concentration est comprise entre 0,1 et 6 % de peroxyde d’hydrogène ne peuvent être vendus que par les chirurgiens dentistes tandis que les concentrations inférieurs à 0,1 % restent en vente libre et peuvent être proposés dans les bars à sourire.

Le ministère de la Santé a quant à lui donné des recommandation concernant l’utilisation de ce produit, conseillant de réserver l’utilisation de produits à base de peroxyde d’hydrogène aux cas de coloration gênante et pathologique. « Dans les autres cas et comme pour tout traitement à visée esthétique, il n’est pas justifié d’exposer les personnes demandeuses à des effets indésirables qui peuvent se révéler supérieurs aux avantages escomptés ».

Le peroxyde d'hydrogène plus encadré

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