Déserts médicaux : l’installation des jeunes médecins favorisée

Des mesures incitant les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux en France avaient été annoncées en décembre. Marisol Touraine, ministre de la santé, s’est félicitée de la publication au « Journal officiel » ce jeudi de ces mesures qui font partie des 12 engagements du Pacte Territoire-Santé.

Parmi ces engagements figuraient notamment le renforcement des contrats d’engagement de service public (CESP) mais également la création de contrats de praticiens territoriaux de médecine générale (PTMG) permettant de garantir un revenu net de 3640 euros pendant deux ans pour les médecins acceptant de s’installer dans les régions insuffisamment pourvues en médecin en France.

Les PTMG visent à accompagner et encourager en 2013,  200 jeunes médecins généralistes  qui ne sont pas installés ou sont installés depuis moins d’un an à ouvrir un cabinet médical dans des territoires isolés, présentant pour les patients des difficultés d’accès aux soins. Les médecins s’engagent, en contrepartie d’une garanti d’un revenu net de 3640 euros à respecter les tarifs opposables et à participer à la permanence de soins ambulatoires. D’autres mesures également incitatives permettent d’offrir à ces praticiens des avantages sociaux en cas d’arrêt maladie ou de congé de maternité.

Le contrat d’engagement de service public (CESP) également proposé dans le cadre du Pacte Territoire-Santé consiste à donner une allocation de 1200 euros brut mensuelle aux étudiants en médecine et en médecine dentaire pendant leurs études contre l’engagement des destinataires à exercer dans les territoires les plus isolés tels que définis par les agences régionales de santé.

Le CESP a en effet été élargi aux étudiants en médecine dentaire : « Face à l’hétérogénéité de la répartition des dentistes sur le territoire, le dispositif de CESP est également élargi aux étudiants en odontologie qui pourront ainsi, en contrepartie de l’allocation mensuelle durant leurs études, renforcer l’offre de soins dentaires là où elle est quantitativement insuffisante ».

Ces deux dispositifs de soutien aux jeunes médecins généralistes et aux jeunes médecins spécialisés en odontologie, issus d’une large concertation avec les représentants des étudiants et des jeunes médecins, devraient permettre d’offrir un meilleur accès aux soins pour les patients ne pouvant y accéder habituellement.

Pilotées par les agences régionales de santé (ARS), les différentes mesures du Pacte-Territoire santé, doivent être progressivement déployées par le « référent installation », l’interlocuteur unique déjà prévu par le « Pacte » pour conseiller et soutenir les jeunes médecins à l’installation.

L'installation des jeunes médecins facilitée dans les territoires isolés en France

 

 

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